D’importants progrès ces dernières années ont fait
diminuer les nuisances des voitures particulières à
essence ou Diesel. Mais le trafic et la puissance des
véhicules continuent d’augmenter.
De ce fait, les rejets nuisibles, et en particulier ceux
de CO2, continuent de croître. Le problème est
particulièrement aigu en ville.
L’utilisation de véhicules « propres » (au GPL, au GNV,
hybrides, électriques) constitue une alternative aux
voitures classiques, en produisant moins de polluants
dangereux et moins de gaz à effet de serre. Cependant, le terme de "propre" ne signifie en rien que ces véhicules soient vierges de toute atteinte à la nature. Ils sont seulement moins polluants que l'immense majorité des 800 millions de véhicules qui sillonnent le monde. Mais pour les construire, il aura fallu de l'énergie et des matières premières au bilan environnemental discutable pour les fabriquer.
Leurs avantages en terme d’environnement
sont souvent méconnus du public et leur coût malheureusement
relativement élevé. Pour développer ces transports
moins nocifs, les pouvoirs publics interviennent en
mettant en place des aides financières à destination
des particuliers.
Les véhicules concernés
■ Les véhicules au GPL
Le gaz de pétrole liquéfié (GPL) est un mélange de butane
et de propane. Les moteurs au GPL rejettent très peu de
NOx, pas de particules, plus d’hydrocarbures imbrûlés que les
moteurs Diesel, mais ces hydrocarbures imbrûlés sont moins
toxiques. Ils produisent plus de CO que les moteurs Diesel
mais ne produisent pas ou peu de polluants non réglementés
toxiques, comparés à l’essence ou au gazole. Les rejets de
CO2 des véhicules au GPL sont comparables à ceux des Diesel, à puissance moteur égale.
■ Les véhicules au GNV
Le gaz naturel véhicule (GNV) contient majoritairement du
méthane. Les moteurs au GNV rejettent très peu de NOx, pas
de particules, plus d’hydrocarbures imbrûlés que les moteurs
Diesel, mais ces hydrocarbures imbrûlés sont moins toxiques.
Le GNV ne produit pas ou peu de polluants non réglementés
toxiques, comparés à l’essence ou au gazole. Les rejets de CO2
des véhicules au GNV sont comparables à ceux des Diesel,
voire moins élevés, à puissance moteur égale. On notera que
ce carburant est actuellement réservé aux grandes flottes de
véhicules (autobus, collectivités, etc.). Il est très peu accessible
aux particuliers, pour l’instant, faute de distribution.
■ Les véhicules électriques
Ces véhicules sont propulsés par un moteur électrique alimenté
par des batteries. Il existe des voitures, des petits
véhicules utilitaires et des scooters électriques. Ils sont bien
adaptés à la circulation en ville. Ils ne produisent pas de gaz à effet de serre ni de polluant sur leur lieu d’utilisation.
■ Les véhicules hybrides
Ces véhicules sont équipés d’un moteur thermique et d’un
moteur électrique. Le véhicule fonctionne avec l’un et / ou
l’autre selon les conditions de circulation. Les économies de
carburant en ville peuvent être supérieures à 30 % par rapport à une voiture à moteur thermique (essence ou Diesel).
Les biocarburants
Les biocarburants sont des produits de l'agriculture pouvant se substituer à l'essence, au gazole ou au fioul domestique. Ils sont utilisés purs ou mélangés aux produits pétroliers. Il existe trois grands types de biocarburants : l'alcool, l'ETBE (éthyl-tertiobutyl éther) et les EMHV (esters méthyliques d'huiles végétales).
L'alcool est fabriqué à partir du sucre (betterave en France, canne à sucre au Brésil) ou de l'amidon (maïs aux Etats-Unis, blé en France). Il peut remplacer l'essence.
L'ETBE est un produit dérivé de l'alcool. Il offre l'avantage de se mélanger plus facilement à l'essence que l'alcool.
Les EMHV (esters méthyliques d'huiles végétales) appelés aussi biodiesel sont principalement tirés d'huiles de colza. Ils remplacent le gazole et le fioul.
L'incorporation au carburant traditionnel de faibles quantités de biocarburant (15 % pour l'alcool ou l'ETBE, 5 % pour les EMVH) ne modifie pas le fonctionnement des moteurs. Tous les biocarburants peuvent aussi être utilisés purs dans des véhicules ordinaires, mais ceci nécessite un réglage spécifique du moteur.
Ormis les véhicules "propres", ou moins polluants, il est possible de réduire encore plus ses émissions de CO2 liées aux transports, notamment en ville, en choisissant d'autres modes de déplacements.
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